Répartition inégale des richesses
Lorsque l’on aborde le thème des inégalités de richesses, on pense d’abord à la fracture qui existe entre les «Nord» et les «Sud» selon une frontière qui peu à peu pourtant se dissipe. Mais c’est en réalité à l’intérieur des pays que les inégalités sont les plus marquées.
La main-mise des dirigeants sur les richesses dans les PMA
Peu d’États parmi les Pays les Moins Avancés ont un système démocratique. Le pouvoir réside donc entre les mains d’une minorité souvent agglomérée autour des proches du dirigeant. Disposant du pouvoir politique et économique, cette minorité se permet donc souvent d’accaparer les richesses du pays, qu’elles soient sous la forme de ressources naturelles ou qu’elles proviennent d’une aide internationale. Car en effet, ces pays ne sont pas réellement pauvres, mais ce potentiel de travail et de développement est malheureusement détourné au profit des dirigeant qui pour montres de luxe ou mariages fastueux affament leurs citoyens. Le roi du Swaziland fait par exemple partie des 20 dirigeants les plus riches du monde, quand les 2/3 de son pays vivent la pauvreté.
Les pays dits « riches » ne sont pas épargnés par cette mauvaise répartition
Et même aux États-Unis, première puissance économique mondiale, on observe un taux d’inégalités (mesuré par le coefficient de Gini) parmi les plus élevés. Comment expliquer cette situation ? Les PDG des firmes multinationales perçoivent des salaires extrêmement importants, quand certains vivent dans des squats et n’ont pas de revenu. L’existence de ces deux catégories de personnes cohabitant dans une même ville voire un même quartier donne aux chiffres une dimension qui ne reflète cependant pas tout à fait la situation. La grande majorité de la population des pays développés fait partie de la classe moyenne relativement aisée. Mais la persistance de cet écart montre que le développement ne garantit pas une justice sociale généralisée.