La Tchécoslovaquie
La Tchécoslovaquie fut libérée en 1944 par les forces de l’armée rouge qui permirent à la démocratie de reprendre ses droits. En 1945 un gouvernement provisoire fût composé, gouvernement noyauté par les communistes. En 1948 les forces communistes déclenchèrent un putsch, le gouvernement fût renversé et un nouveau régime entièrement loyal à Moscou fût formé.
Le satellite de Moscou le plus instable
La république populaire de Tchécoslovaquie ainsi formée, elle rentra dans la sphère d’influence directe de l’Union des République Socialistes Soviétique (URSS), sphère composée de la majorité des pays de l’est libérés par l’URSS et aujourd’hui appelés pays satellites. Le gouvernement met en œuvre les principes du socialisme, nationalisant la majorité des entreprises et offrant au peuple des droits sociaux. Le groupe est alors gratifié de droits tel que le droit à la santé et à l’éducation mais en échange de la perte de droit individuel comme le droit de manifester ou la liberté d’expression. Placé sous la main de fer du parti communiste, la population tchécoslovaque se révolte en 1968, demandant un socialisme à visage humain. Cette révolte renommée printemps de Prague est écrasée par l’armée rouge qui tire sur la foule et traque les contestataires. Le gouvernement est renversé et des membres loyaux au parti communiste sont nommés afin de « Normaliser » le pays, le remettre dans le droit chemin décidé par Moscou. C’est grâce au relâchement de la pression de Moscou sur les pays satellites rendu possible par Michael Gorbatchev que la révolution de velours est possible, et que le gouvernement communiste quitte le pouvoir au profit des partis démocrates en 1989.
La jeune république gouvernée par Vaclav Havel perdurera jusqu’en 1992, année de la scission du pays en Slovaquie et République Tchéque.